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Ni il, ni elle.

Dimanche 04 octobre 2015 Maman, famille, amis

4 Octobre 2015

Dimanche 04 octobre 2015 Maman, famille, amis

J'ai déjà fait tant de mal à ma mère en lui faisant disant qu'elle n'aurait jamais d'enfant de moi, que je ne veux plus en rajouter. On a remis ça au téléphone car ma ptite sœur n'en aura pas non plus. Ça lui fait beaucoup de mal, mais elle l'accepte.

J'ai émis l'idée d'une vasectomie, à nouveau ça lui a fait mal, j'ai senti sa voix trembler.

Aussi je ne lui parlerai pas de ce que je compte faire. Elle a assez souffert. Elle s'en rendra compte sans doute un jour, peut-être me posera-t-elle la question ou peut-être préférera-t-elle garder ses illusions. Elle aura au moins un semblant de choix.

Ma soeur est psychologiquement fragile et très versée catho, il est clair que je lui en causerait pas non plus.

Avec le frangin, on parle rarement, je pense qu'il accepterait, mais saurait-il garder un si lourd secret? D'autant qu'il est en couple avec une de mes amies très amie aussi avec ma mère.

Je ne prendrai donc pas de risque, et ne lui dirai rien non plus.

Mon père. Si y avait pas ma mère, ça fait longtemps que je le verrais plus. Coincé, fermé, bouché, égoïste, pantouflard, vieux-jeu et catho. Je prendrais même pas la peine d'en parler, ce serait juste bon à ce fâcher, et ma mère n'a vraiment pas besoin de ça.

Quant au reste de la famille, c'est comme s'ils n'existaient pas pour moi, ayant par le passé été mal vu, sujet de réflexions ... Je n'ai plus avec eux que de très rares rencontres (80 ans de la grand mère la dernière fois)

Les amis éparpillés aux quatre coins de France (pas facile de les voir, et le téléphone c'est pas pareil)

Une est en couple avec mon frangin et amie de ma mère, donc je lui dirai pas un mot.

Une l'a mal pris, rapport à nos maladies, elle bloque sévère et trouve que je suis égoïste de ne pas penser aux conséquences sur ceux qui m'entourent. Donc je n'en parlerais je pense plus, si elle ne remet pas le sujet sur la table. Mais ça m'a fait beaucoup de mal.

Un amis semble l'avoir bien pris, pas de réflexions désagréables, pas de jugement hautain, même de la compassion pour l'épreuve que je traverse. Ouf, un soulagement.

Il me reste à en parler à une amie, j'espère qu'elle acceptera.

Et une fois fais, les autres, je m'en fou un peu.

J'aurais aimé traversé cette épreuve avec quelqu'un à mes côtés, mais faut que je sois lucide, ça ne se fera pas.

Heureusement que le psy est là. Car j'ai besoin d'en parler.

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